Candy de retour :) article pour demain!
Candy de retour :) article pour demain!
Traditionnelle fête des mères, diner en famille chez une de mes tantes, alcool à profusion, gueuleton d’anthologie.
Famille presque au complet, brouhaha de tous les côtés, pleurs d’enfants, éclats de rires et règlements de comptes traditionnels.
Le cocktail détonnant de ces fameuses journées qu’on aime ou qu’on déteste.
Naturellement, quand on est en famille, on n’a pas besoin de garder un œil sur notre verre, pas comme en soirée ou là, on pourrait se faire droguer ou je ne sais quoi encore… aucune chose horrible n’est censée nous arriver dans ce moment de réunion chaleureux. Car nous savons tous que dans ces grosses bouffes familiales, la seule chose sur laquelle nous devions veiller, c’est notre morceau de bidoche pendant la fondue chinoise… histoire de ne pas se le faire piquer honteusement par le voisin de table, cousin éloigné charmant mais se transformant en prédateur potentiel face au caquelon.
Donc, je laisse trainer mon verre de blanc-cassis sur une table et m’en vais faire un petit tour par la cuisine pour chaparder un peu dans les plats qui me font envie.
Miam je me régale. A mon retour dans le salon je trouve mon verre vide. Bon ben, j’ai sans doute déjà tout bu !
Une demi-heure plus tard, nous passons à table. Quelque chose coince ma chaise. Je me baisse, et là je vois une chose minuscule, une petite fille de deux ans qui n’est autre que ma petite cousine. Elle a les joues rouges, elle a chaud et elle pue le blanc-cassis à plein nez ! Bingo, j’ai retrouvé la voleuse d’apéritif !
Petite pochtronne va !
Elle a ensuite fait une cuite pleureuse qui a duré plus de 2 heures et titubé jusqu’au lendemain matin.
Mais ou va le monde, je vous le demande ?!
J’ai regardé par la fenêtre, de l’autre coté de la route et j’ai eu la sensation d’être passée à coté de ma vie. Enfin, je ne saurais dire si cette sensation pouvait vraiment être décrite comme telle ou si ce n’était pas plutôt l’impression que tout cela avait été vécu trop vite… Si vite que ça ne m’en avait laissé que de vagues souvenirs doux-amers, comme un rêve, un souhait qui m’aurait échappé ou que je n’aurais pu réaliser. C’est une impression désagréable, frustrante, une torture. Une vague de regrets et de remords qui m’inondent, chaque fois que j’ai le malheur de laisser mes yeux vagabonder et mon esprit voyager sur le sentier connu de mon passé. Parfois même, si je n’y pense pas étant éveillée, si je ne commets pas l’imprudence de regarder par cette fenêtre, alors le souvenir m’assaille, tel un traitre, dans mon sommeil. Alors, je me réveille et je pleure. Je pleure des heures durant ; quelques larmes un moment, puis intérieurement. Mélancolie.
J’aimerais savoir pourquoi le temps n’a pas fait son œuvre ? Il devait, comme partout, pour tout le monde, agir et m’apaiser. Au lieu de cela, la plaie saigne continuellement.
Ca en devient un cauchemar éveillé. Et pourtant, pour quelle raison alors je ne regrette rien. Pire même, à choisir je préfère souffrir maintenant mais que jamais le souvenir ne s’efface. Je préfère l’avoir vécu et en payer le prix. C’est comme si on m’avait laissé le choix de vivre un événement incroyable en me disant que si je le vivais, le prix à payer serait l’agonie. Mais, la proposition était tellement alléchante alors même que je savais que j’allais droit dans le mur, que je n’ai pu la refuser.
Aujourd’hui, depuis des mois, je paie. Et finalement, n’y a-t-il pas des souffrances qu’on aurait mieux fait de ne pas connaitre ? Des événements qu’on aurait mieux fait de ne pas vivre ? Ne pas succomber à ce péché de plaisir et de bonheur, ne jamais avoir croisé le chemin de ce destin perfide et n’avoir aujourd’hui plus le plaisir de se le remémorer ? Aurait-il fallu que je refuse la proposition que le diable me faisait si gentiment ? Non.
J’ai accepté le jeu, je dois être bonne perdante maintenant. Et bien que tout cela me laisse des séquelles irréversibles et que, chaque fois que je tourne la tête en direction de ce bâtiment, j’ai le cœur qui se serre, je le referais, sans hésitation aucune. Masochisme quand tu nous tiens.
J’ai un super copain… non vraiment, un copain comme toutes les filles en voudraient. Il est toujours d’une patience d’ange avec ma fille, fait du sport, me rapporte toujours un petit quelque chose quand il vient souper chez moi, me câline beaucoup, est très drôle, très travailleur, équilibré, sensible aux autres, ne regarde pas les filles, intelligent, tout quoi ! Une perle !
Mais moi, ces temps, je suis en plein doutes. Et j’ai quelques petits soucis pour payer mes impôts et mon loyer… Bref, c’est la crise et ça touche tout le monde. J’étais à deux doigts de lâcher prise et me reconvertir dans la prostitution de luxe, mais au lieu de ça, samedi dernier, j’ai décidé de m’offrir une journée de détente et de « rassurage » auprès de mon ex copain, celui qui j’ai largué comme une merde après 6 ans de bons et loyaux services, vous vous souvenez ? Tout ça parce qu’il est le seul à pouvoir ma calmer quand le ciel me tombe sur la tête.
Donc, samedi matin, j’ai déjeuné en sa compagnie, puis j’ai enchaîné sur une petite séance de cinéma dans l’après-midi, après quoi, il m’a ramenée chez moi, en tout bien tout honneur. Et ce soir là, je devais normalement voir mon copain « officiel ». Mais voilà, une fois seule à tourner en rond comme un lion en cage dans mon petit mais cosi chez moi, j’ai été prise de panique et j’ai rappelé mon ex ( qu’on va nommer Jojo), seul être humain sur cette planète à détenir un pouvoir calmant sur mon cerveau de cinglé bisannuelle.
Je lui ai dit que j’avais encore besoin de le voir et que j allais passer chez lui un peu plus tard. D’un autre côté, j’ai annulé en 2 secondes mon rendez-vous avec mon copain (on va l’appeler miaou), par sms en lui disant que je ne me sentais pas bien du tout.
Une demi-heure plus tard, coincée chez moi, au téléphone avec une copine qui me raconte qu’elle est enceinte de son 2ème enfant et que le père (qui n’est pas celui du 1er) ne veut rien savoir, on sonne à la porte. C’est Jojo ! Tout bien intentionné, il vient me chercher pour me sortir un peu et n’a pas pu attendre que j’aille chez lui. Je le fais asseoir dans la cuisine et lui dis que je n’en ai plus pour long. 3 minutes après, on frappe à la porte. J’ouvre, et là en une putain de minuscule seconde, ma vie se transforme en une immonde merde puante et collante…
Je me retrouve avec mes deux zigotos dans ma cuisine, mon copain et mon ex… Et comme vous vous en doutez, les deux transis d’amour pour moi. Ne connaissant pas l’existence de l’autre.
Bah vous me direz que j’ai bien mérité ce qui m’arrive, je vous l’accorde.
Et que fait-on quand une amie pleure au téléphone sur sa vie qui se casse la figure et que la nôtre subit une débâcle instantanée ?
Ben on n’abandonne jamais nos amis alors on dit aux deux messieurs de sortir, on les fait même sortir manu militari en les tirant par les bras et leur disant qu’on va les appeler.
Grand moment d’angoisse… Ils s’expliquent devant chez moi.
Bilan, j’ai une soirée bousillée, une vie de merde et une copine en cloque qui pleure encore au téléphone.
Je raccroche, me sens très très mal et vais me coucher.
Mon copain m’envoie un gentil sms pour s’excuser d’avoir quand même débarqué comme un cheveu sur la soupe, alors que je lui avais demandé de ne pas venir. (Je suis super sympa hein ? Je prévois des soirées avec mon ex. Ok, je suis une pauvre fille.
Mon ex lui, ne me répond plus. Et comme il a la tête dure, je ne vois qu’une solution pour qu’il daigne me répondre : utiliser les gros moyens. Car à grande catastrophe, gros moyens.
Dimanche matin 8heures, je me lève, enfile une paire de shoes et hop, je débarque chez mon ex (Jojo) avec ma clé (car oui il m’a laissé une clé de son nouvel appart), je rentre comme une furie dans l’appartement, je débranche l’écran plat, et sors de chez lui en courant, de travers comme un crabe pour ne pas être freinée par le vent, et rejoins ma voiture en une minute top chrono !
Une fois assise, je démarre, je me promène un moment mais tout à coup, je me dis que s’il a l’ordinateur, il ne va pas me rappeler tout de suite, il fera une crise de fierté aigüe et mettra 3 jours à donner signe de vie.
Ni une ni deux, je rebrousse chemin et refais à nouveau irruption dans son chez lui. J’embarque cette fois-ci son modem, sa montre, sa radio et casse encore une lampe au passage, de rage. (C’est fou ce qu’on peut faire pour qu’un homme nous reparle).
Je rentre chez moi avec le butin et une fois rentré chez lui, il me téléphone. Je raccroche au nez (ca c’est pour reprendre le pouvoir), et puis je réponds calmement en lui demandant ce qu’il veut ? Il me dit alors que je suis folle, déjantée et qu’on ne lui avait jamais fait le coup de cambrioler son appartement pour le faire « plier » !
Mission accomplie, il est venu rechercher ses affaires et nous avons pu discuter.
Moralité de l’histoire : pour récupérer un homme fâché, cambriolez-le. Ca marche très très bien !
Ah et autre moralité de l’histoire : je suis à nouveau célibataire
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